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 NAVARRA ou le toboggan géant. Week-end du 23 / 24 Mai.

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Team Manager

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MessageSujet: NAVARRA ou le toboggan géant. Week-end du 23 / 24 Mai.    Sam 6 Juin 2015 - 12:34

Bonjour à tous et toutes,

je poste le dernier CR en souffrance, celle de notre "virée" en Espagne.
Un immense souvenir, très fort.
L'amitié, les copains, le dépaysement et ... le vent
(ou dans le vent, c'est selon). Rolling Eyes

Bonne lecture et bon visionnage.

Sportivement à tous.

Team Manager.



NAVARRA ou le toboggan magique.  : 


Départ dans la nuit du jeudi au vendredi (23h40).

[color=#ff6600]Vendredi 22 :


L’Espagne c’est loin, pas mal de kilomètres à assurer, donc de la fatigue, avant de découvrir un circuit qui semble superbe, sur internet. Pour un peu, c’est un voyage qui rappellerait les vacances.

Je ne descends pas seul, Gilles a tellement insisté pour venir et doit me relayer au volant pour partager l’effort. Bon, ça c’est la théorie.
Rhume monumental qui ne l’a jamais quitté, il est dans l’incapacité de conduire. Le tableau est dressé.
Malgré les heures de route, il y a de l’échange verbal  (entre les éternuements), et c’est bien.
Un arrêt d’une petite demi heure après Bordeaux, permet de se détendre et de marcher. La température ambiante est assez basse et « réveille » bien le corps. Nous retrouvons avec plaisir, la chaleur douillette de la cabine et poursuivons notre route.

Arrivé en terre de Navarre vers 10h, quelque peu harassé je dois l’avouer, nous trouvons une place (relativement abritée) dans le paddock. Eh oui, ça souffle fort sur ce plateau verdoyant. Pas simple d’installer un barnum dans ces conditions. Tant bien que mal , nous finissons notre camp de base.

Petit coup d’œil au programme des réjouissances. Je peux rouler trois fois dans l’après midi mais je suis un peu juste pour la première. La sagesse prime, je n’en ferais que deux surtout que ce n’est pas donné, 40 euros pour une série de 20’ en tarif dégressif  (70 pour deux), mais quand même.

Enfin, il  faut bien que je découvre ce tracé de 3 km 680, faire mes repères, apprendre à rouler vite et surtout trouver les bons réglages. Beaucoup de choses et peu de temps.

Entrée en scène :

j’avance timidement dans le pit laine pour déboucher sur la piste.
Large, très large (plus de 18 m), ligne droite en montée et triple droit sans visibilité sur les points de corde et gros freinage sur l’angle (ça va être très chaud), puis descente sur un gauche de fou avec une entrée très rapide sur le train avant et, en fin de courbe, freinage plein angle avec un basculement gauche droite très rapide. Léger freinage sur droite en descente et on attaque la ligne droite opposée. Freinage appuyé au bout pour un droite serré qui s’ouvre. On monte les rapports plein angle sur un court bout droit suivi de deux gauches plus serrés. Ré accélération et gros freinage sur un demi tour. Petite ligne droite cassée par un gauche qui passe à fond et gros freinage en montée pour un droit avec du dévers qui nous ramène sur la ligne droite de départ.

PFFFFOOOOUUU !

Un toboggan géant puissance 10.


Nous sommes au pays des taureaux et je comprends maintenant pourquoi, le Red Bull a de la taurine dans sa composition ….

Un tracé génial où  il n’y a pas de répit et pour aller vite le gros cœur est de mise. La moindre faute se compte par gros dixièmes, voir plus.

Je ne regrette vraiment pas d’avoir fait le déplacement.



Samedi 23 :  Essais chrono.

Essais sur 25’, je ne ressent pas de pression car la piste me plait beaucoup. Il va seulement falloir rouler le plus propre possible et observer les concurrents plus rapides qui me double, pour essayer de progresser.
La 451 fonctionne parfaitement (sauf sur le filet de gaz), la correction de transmission faite la veille, porte ses fruits. Notamment dans la ligne droite de départ où un fort vent de face met à mal le peu de chevaux dont dispose le moteur.
Les tours s’enchaînent, le plaisir grandissant, j’ai la banane sous le casque. Je ne sortirais de l’arène qu’au drapeau à damier profitant d’un maximum de tours effectués.
Sanctionné du 8ème chrono, la meilleure position jamais réalisée depuis le début de la saison.
Beau cadeau pour Gilles et sa machine.
Je suis aux anges. Découvrir un circuit et être dans le coup pratiquement de suite. GENIAL !  


Finale 1 :

Pas d’images, les caméras sont interdites en courses, ce qui est dommage pour le spectacle. Mais bon.
Procédure un peu particulière (et très stricte) en Espagne, à partir de l’heure idéale d’ouverture de la pit laine, la porte ne reste ouverte que trois minutes, gare aux retardataires. Un tour pour la mise en grille et attente entre 5 et 10’ sur sa position. La suite est habituelle, lancement du tour de chauffe et départ.

Là encore je ne me suis pas loupé. A l’extinction des rouges je colle aux premières lignes, deux téméraires pointent leurs museaux à l’intérieur du premier droit, mais je ne me laisse pas impressionner. Le premier serré est passé sans encombres et la tête de course fonce déjà dans la descente. Je m’accroche. Le différentiel de vitesse est vraiment conséquent.
Surtout ne pas faire de faute dans ce premier tour. Je m’applique. Le rythme est soutenu. Je prends un pied pas possible. En ligne de mire, deux concurrents qui me précèdent.  Je les « colle » pendant trois tours (en observant les failles possibles) puis, au bout de la ligne droite opposée, je tente un freinage appuyé, milieu de piste, sur le premier.
Au même moment le deuxième rate son freinage et est obligé d’élargir, je me retrouve en bonne position pour prendre le « bon » point de corde. Mais celui ci me rejoint sur l’extérieur en fin de virage et nous restons cote à cote sur l’accélération plein angle. Je ne cède pas et retarde ma coupure de gaz sur le gauche qui suit.
Ça passe propre. Le chasseur devient chassé et je ne baisse pas la garde. L’écart grandi peu à peu.

Une sortie de piste (la seule) dans le grand gauche en descente. Le pilote est debout .Tant mieux, car on est vraiment très vite à cet endroit.

Nous avons dépassé le stade de la mi course et je tourne toujours (ou presque), dans les mêmes dixièmes. Ce tracé  est éprouvant mais je suis sur une autre planète. Au guidon tout s’enchaîne sans à coups, tellement facilement. Je suis bien.

Dernier tour, le drapeau à damiers me salue au passage et je me retourne (chose que je ne fait jamais en course).
Après mon (mes) dépassement (s), j’ai aligné les tours comme si le diable me suivait. En réalité j’ai roulé tout seul me battant juste contre le chrono (que j’ai amélioré d’1 seconde).

Non seulement j’ai maintenu ma place (ce qui constituait déjà mon objectif), mais du fait de la chute j’en gagne une. 7ème , inespéré d’être dans le top dix.  Je place ma 451 (plus à la régularité qu’en performance pure), dans le haut du classement. Gilles est aussi heureux que moi.

En début de soirée, en petit groupe, nous avons fait le tour complet du circuit à pied. C’est une autre vue, les défauts, aspérités et autres marques de peinture (sans parler des débris de motos trouvés ça et là), nous sautent aux yeux. C’est aussi une façon d’appréhender différemment les trajectoires et d’essayer de refaire « ses » points de corde. Un bien bon moment passé ensemble où chacun y va de ses conseils et de son expérience. Plus de compétition, juste une discussion entre passionnés. L’ambiance VMA.


Dimanche 24 :

Une petite inquiétude en tout début de matinée à la vue de ces grosses masses nuageuses arrivant par le nord. Heureusement le vent fait bien son travail et évacue tous « problèmes humides ».

A l’approche de cette dernière finale, chacun y va de ses derniers réglages. Du ssPb 98 pour celui à qui il manque 1000 tr/mn en haut et qui se reconnaîtra, j’en suis sûr. Performances en hausse, constatées en course, mais pas encore suffisantes …  
Moi aussi je fais parti du lot, cherchant toujours à améliorer « le filet de gaz », un peu « nerveux » sous mon poignet. Petit inconvénient éradiqué pendant la course. Encore plus onctueuse la miss.

Carburation quand tu nous tiens.


Finale 2 :

Deuxième départ moins bon que le premier, ma seconde me joue encore une fois des tours,  je suis un peu plus englué dans le peloton. Tassé sur le premier droit serré, je ne peux me relancer rapidement. Je vois mes proches adversaires prendre rapidement quelques longueurs d’avance, dans la descente. Je dois me situer dans les douze. Allez mon garçon, faut pas mollir.

L’amorce du deuxième tour me permet de doubler, à l’accélération pour l’un et à l’aspiration se prolongeant au freinage pour l’autre. Bon c’est déjà ça.

Monsieur 1000 tours est un peu plus loin, il va me falloir 5 tours pour remonter dans son sillage.
Bon ça c’est fait, mais il faut que je puisse accélérer le rythme pour doubler.
Au sixième passage, je sacrifie un peu le freinage d’entrée de la ligne droite des stands, pour mieux me placer et pouvoir accélérer plus tôt.
Exactement ce qui me fallait, j’arrive à rentrer dans la zone d’air plus calme de son déplacement, dans le premier tiers de la ligne droite et permet ainsi à mon moteur de prendre plus rapidement ses tours.  
Au passage du portique de chronométrage je suis collé à sa roue arrière et le déboîte juste avant le basculement du premier point de corde du triple droit. J’arrive en plus à reculer un peu mon freinage juste au cas où.
Après je ne sais pas.  

Je continue à mettre du charbon, la 451 vole d’accélérations en freinages. Tant et si bien que trois tours avant la fin , je remonte sur le … 8ème et commence à lui mettre la pression à distance.
Des freinages un peu limites, des erreurs de trajectoires témoignent de cet état. Il se retourne souvent.
C’est une Yamaha, son moteur va bien, les relances sont d’un très bon niveau. Je grignote dixièmes après dixièmes.
Mais malheureusement je ne peux pas aller plus vite, plus de pneu arrière depuis la mi course.
Plus possible de « souder sur l’angle » comme d’habitude, la dérive est vraiment trop importante et risquée. Je fais mon possible mais vais échouer pour une poignée de secondes. Dommage.

Le combat a laissé des traces, plus de jus mais dieu que c’est bon de se battre comme cela. Encore une belle finale que je ne vais pas oublier de si tôt.

Bilan global très positif, la moto a encore montré son homogénéité et sa fiabilité, le pilote bien qu’ayant une position « touriste » reste relativement rapide et des points viennent s’ajouter au championnat. Week end parfait.

Team Manager et sa 451 vous donnent rendez-vous à Haute Saintonge.


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MessageSujet: Re: NAVARRA ou le toboggan géant. Week-end du 23 / 24 Mai.    Jeu 18 Juin 2015 - 22:01

[url=http://smileys. pour la zone calme c'est pas trop dur dés que tu es à 3m je fais paravent façon ...camion lol!

bien joué

suite à haute-saintonge Wink

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NAVARRA ou le toboggan géant. Week-end du 23 / 24 Mai.
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